OpenSafe : Gestion des EPI et VGP
Certification MASE

Logiciel MASE : ce qu'un outil couvre du référentiel, et ce qu'il ne couvrira pas

Le référentiel V2024 compte 267 questions pour 5 000 points. Environ 550 d'entre eux — à peu près 11 % — reposent sur des données d'équipements et de personnes : contrôles obligatoires, formations, habilitations, documents réglementaires. C'est là qu'un logiciel joue. Le reste est du travail humain, et aucun outil ne le fera à votre place.

Les questions du référentiel où la traçabilité décide

Chaque ligne porte son numéro de question officiel. Les points sont ceux de l'audit initial ; en renouvellement, plusieurs comptent double.

Axe Question Exigence Points OpenSafe
1 1.5.11 · 1.5.12 Un dispositif réalise les contrôles obligatoires, et couvre l'ensemble du parc : bâtiments, véhicules, engins, équipements de travail, machines-outils, protections collectives et individuelles 30 Couvert
1 1.4.4 · 1.4.8 Indicateurs de suivi et de résultat, dont la conformité des vérifications périodiques et le suivi des formations 60 Partiel
1 1.5.13 Dispositif de levée de l'ensemble des écarts constatés lors des contrôles 30 Partiel
2 2.2.3.1 · 2.2.3.5 Coordination des formations nécessaires aux postes, et de leur recyclage pour l'intégralité du personnel 75 Couvert
2 2.2.3.2 Délivrance des habilitations et autorisations : conduite d'engins, levage, électrique 30 Partiel
2 2.2.3.3 · 2.2.3.6 · 2.2.3.7 Titres émis au regard de l'aptitude médicale, renouvellement des aptitudes, adéquation aux besoins du poste 40 Non géré
3 3.2.13 · 3.2.16 Conformité réglementaire des équipements préparés, et présence de leurs documents : notices, certificats, rapports de vérification, carnets de maintenance 10 Couvert
3 3.3.16 Documents réglementaires disponibles sur le lieu même des travaux 10 Couvert
3 3.3.17 Équipements de travail maintenus en bon état 40 Couvert
3 3.2.17 Convention de prêt de matériel à une autre entreprise 5 Non géré
5 5.1 Bilan annuel chiffré et suivi semestriel transmis à l'association Non géré

Source : référentiel MASE V2024, révision 7.0 de septembre 2024, publié par l'association MASE . Les états de couverture correspondent au produit tel qu'il existe aujourd'hui, options comprises.

Ce qu'aucun logiciel ne fera à votre place

Nous préférons le dire avant qu'après. Sur les cinq axes du référentiel, l'essentiel des axes 1, 4 et 5 relève d'un travail humain qu'aucun outil ne remplace :

  • · Écrire la politique SSE et la faire porter par la direction. L'exigence va au-delà du document : la direction doit pouvoir l'expliquer, volet santé compris, devant n'importe quel salarié.
  • · Animer les causeries et les audits terrain, et prouver qu'ils couvrent l'ensemble du personnel.
  • · Analyser les accidents jusqu'à leurs causes fondamentales (chapitre 4.1, questions 4.1.14 et 4.1.15).

Et dans notre propre périmètre, trois manques que nous assumons : nous ne générons pas les titres d'habilitation signés, nous ne suivons pas les aptitudes médicales, et le bilan annuel reste à reconstituer depuis des exports. Si ces trois points sont au cœur de votre besoin, d'autres outils les couvrent mieux.

Les trois écarts que les auditeurs relèvent le plus

Le registre est à jour, le terrain ne l'est pas

Des vérifications planifiées mais non réalisées, du matériel de levage dont le contrôle a expiré depuis plus d'un an et qui reste accessible, aucun retrait physique du service. L'auditeur ne regarde pas le registre : il va au matériel et demande son dernier rapport.

Une échéance saisie n'est pas un contrôle fait — c'est la confusion qui produit l'écart. Le suivi doit distinguer les deux et rendre le rapport retrouvable depuis l'équipement, pas depuis un classeur.

La santé absente de la politique

Les chapitres 1.1 à 1.3 exigent que la politique couvre explicitement la sécurité, la santé et l'environnement. Beaucoup d'entreprises documentent parfaitement les deux premiers volets et ne nomment jamais le second.

Aucun logiciel n'écrit votre politique. En revanche les expositions, les protections de catégorie 3 et les habilitations sont de la matière pour un volet santé documenté — encore faut-il que quelqu'un l'écrive.

L'analyse d'accident qui s'arrête aux EPI

Le chapitre 4.1 impose de faire apparaître les causes directes et les causes fondamentales. L'analyse conclut « il ne portait pas ses équipements » et s'arrête là.

L'absence d'un équipement est une barrière défaillante, pas une cause fondamentale. La traçabilité prouve que la barrière était en place et contrôlée — ce qui permet justement à l'analyse d'aller chercher plus loin.

Ce que l'auditeur demande sur le chantier

La question 3.3.16 est celle qui se joue sur le terrain : les documents réglementaires doivent être disponibles sur le lieu même des travaux. En pratique, l'auditeur désigne un équipement et demande son dernier rapport de vérification.

Chez nos clients, la réponse tient à un scan du marquage de l'équipement — puce NFC, QR code ou code-barres — qui affiche sa fiche de vie et ses derniers contrôles, sans compte à créer pour l'auditeur. Une entreprise de travaux sur corde a obtenu sa certification avec cet outillage ; sur un site pétrochimique classé, la restitution par scan a été relevée en point fort d'audit.

Questions fréquentes